23.3.10

Pardonne moi

Excuse bonhomme
Je ne t'ai pas écouté
Je ne t'ai pas entendu
Alors que pourtant j'aurai du

Excuse moi d'abord
D'avoir oublier que tu étais là,
Que tu n'étais pas prêt à ça
Que tout cela n'était pas pour toi

Excuse moi d'avoir voulu tout voir, tout savoir
Pour satisfaire une curiosité
Qui n'était pas la tienne
Et de t'avoir négligé pendant tant d'années

Excuse moi de ne pas avoir su te protéger
De la folie des hommes et de leurs plaisirs viciés
D'avoir fait de ton monde magique
Un enfer noir et maléfique

J'aurai du me réfugier auprès de toi,
Dans ce monde d'innocence et de magie
Fais de belles choses et loin des tragédies
Bien au chaud, bien loin de tout ça.

J'ai été voir dans les tréfonds,
J'ai regardé en face les perversions
Croyant qu'elles me guériraient
Et où je t'ai laissé seul et muet

Je n'ai pas réussi à te mettre à l'abri
Toi qui, sans repère, devait grandir ici
Vers ce monde des adultes, des grands
Et où je t'ai abandonné sans explication ni sans gant

Tout comme toi j'ai errer
Sans but, sans rien à chercher
Juste pour satisfaire une question
"Pourquoi" mais sans raison

Tu as vu ces choses, tu les as prises
Que tu le veilles ou non, tu les as fait tienne
Dans ton monde où elles n'avaient pas leur place
Et tu y as crues, te formant malgré toi.

Je ne peux te les enlever
Elles sont là, en toi
Et le mal est fait
Par ma faute seul, pardonne moi

Tu n'y es pour rien
Tu ne pouvais rien faire
Je suis le seul coupable a ton enfer
Et je ne peux que m'excuser, faute de te faire du bien

Il faudra que tu vives avec
Même si tu ne l'as pas voulu
Que tu les intègres dans cet univers
Où l'innocence est désormais perdue

J'ai juste voulu être curieux
Juste voulu savoir, comprendre ce monde de vieux
Etre plus grand que ce que je n'étais
Pas préparé pour ce que je voyais

Je voulais juste faire comme eux
Etre aussi fort, aussi heureux
Je me suis perdu en cherchant mieux
Et je t'ai laissé là, perdu et malheureux

Pardonne moi de t'avoir fait ça
J'ignorai que ça te changerai, que ça te tuerai
Je ne le savais pas, je ne m'y attendais pas
Et crois moi, je souffre autant que toi

Que tu ne sois aujourd'hui
Plus vraiment toi...

NOTE IMPORTANTE : ce texte n'a pas été écrit dans le but de me déculpabiliser en pensant que le narrateur était mon père et ainsi avoir "son pardon". Ce n'est absolument pas lui qui parle, mais bien moi... Enfin, une partie de moi. A vous de trouver à qui il est adressé. Merci

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