Affichage des articles dont le libellé est Côté des ombres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Côté des ombres. Afficher tous les articles

1.9.10

Entre haut et bas

Comprendra qui me connait...

Parfois je crois que je rêve encore
De choses si simples mais si fortes,
De choses aux milles éclats
Et qui n'appartiennent qu'à moi.

Je suis peut-être le seul à les voir
Je ne sais pas
Elles m'attirent avec un invisible pouvoir
Que je ne connais pas

Parfois je rêve que je touche les étoiles
Et j'oublie qu'il faut juste les regarder,
Qu'elles peuvent brûler
Derrière leur lumière et leurs voiles

Qu'il faut se tenir à bonne distance,
Qu'il faut parfois beaucoup de patience
Pour les garder dans un coin de son coeur
Et ne pas les laisser s'en aller vers ailleurs.

Parfois mes rêves me mènent loin,
Aux frontières du mal et du bien
Et sans que je n'y puisse rien
Ils m'entraînent là-haut, où je suis bien.

Parfois je veux toucher à ça, rester là,
Mais je ne suis pas fait pour ces choses là.
Alors je m'épuise et retombe du ciel ici bas
Si bas que l'on ne me voit pas.

J'ai beau expliquer que je n'y peux rien
Que je me suis perdu
Que je me suis maudit
Ils n'entendent rien.

Avec peine je lutte,
Je remonte doucement
Au gré des vents,
Je franchis les caps et les pentes

Pour finir au point de départ
Plus fatigué, plus éteint, plus seul, plus tard,
Moins fort mais avec toujours cette envie
Que l'on ne m'arrête pas et qu'ils soient à moi pour la vie.

Maintenant il faut que j'admette
Que ces étoiles, ces comètes,
Ne me mèneront à rien
Qu'à m'éloigner un peu plus des miens

De la vie ici,
De la sécurité, des soucis aussi
De ce pourquoi nous sommes ici
Entre l'enfer et le paradis

Comme tout voyage, il y a les payages
C'est inévitable, il y a un prix
Lourd parfois quand on voyage
Sans ticket au gré de ses envies

Je paie aujourd'hui ma bohécie
Je ne la regretterai jamais
Même si elle amène mélancolie
Je savais qu'un jour elle tomberai

Cette sentence sans pitié
Qui aujourd'hui m'est infligée
Je l'accepte et me releverai
Un autre homme, un peu plus secret

Car je sais que les étoiles sont faites pour être observées
Tu peux les entendre parfois te parler
T'inviter si haut à les toucher
Mais méfies toi, elles peuvent tuer

3.8.10

A quoi ça sert ?

Me revoici une fois de plus
Devant la mer de mes incertudes
Face à mes questions
Face à mes démons.

A quoi sert-il d'être ici
Si on est juste parmis
Ceux qui essayent de vivre
Sans plaisir et sans but précis ?

A quoi sert-il de se battre
Quand il n'y a rien à défendre
Et qu'à tout prendre
On laisserai bien la vie se faire la malle ?

A quoi cela sert-il d'aimer
Quand on a tout perdu
Et que seul,
Il faut continuer à avancer ?

A quoi servent les larmes
Si c'est pour pleurer seul
Ceux qu'on aimait
Et qui ont rendu les armes ?

A quoi servent ces mains
Si aujourd'hui pas plus que demain
Elles ne servent qu'à toucher la poussière
Plutôt qu'un autre humain ?

A quoi sert de chérir
Si c'est pour perdre
Et dans un proche avenir
Retrouver la solitude tant redoutée

A quoi sert-il d'envisager cette vie
Si il ne reste rien ici
Que quelques souvenirs lointains
De ce qu'aurait pu être le paradis ?

A quoi sert ce combat sur soi-même
S'il ne profite qu'à notre petite personne
Et que jamais personne
Ne le remarque ?

A quoi sert cet amour
S'il ne peut être donné
Et reçu entre deux coeurs
Qui ne savent plus se parler ?

A quoi sert-il de crier
Si contre vent
Contre marrées
Il n'y a personne pour écouter ?

A quoi je sers finalement
Si c'est pour qu'au fil du temps
Je reste seul face à ça
Et que les larmes me viennent une nouvelle fois.

8.6.10

OneShoot - Nouvelle

Voici une petite nouvelle, pas très joyeuse. Un peu limite. A découvrir, si vous n'êtes pas sous traitement, il vaut mieux.

" Il me faudrait... une balle, une seule. Même pas plus cher que pour abattre un chien. Un clic. Un éclair. Clap de fin. Fin de vie. La mort en direct. Sans avenir, sans présent, juste maintenant. Une simple pression. Une détonation. Facile. Une seule. Pour clore toute cette chienne de vie. A faire, a tenter. Pas pour en sortir, certainement pas. Dossier classé, enterré. Comme ma vie. Juste mettre le dernier point à la fin de cette histoire sans rien de bien.


Il me faudrait... un endroit bondé, un spectacle pour les gens. Une tragédie du quotidien. Dont ils ne savent rien. Une interpellation de masses. Un arme de destruction sélective sur des masses bien collectives. Aucun lien, aucun affect. Personne ne se connait. Très bien ainsi finalement. La mort est la suite logique de la vie. Surtout quand elle a été décidée et réfléchie. Prise de conscience. Ne rien leur faire à eux. Que se demander. Plonger au cœur de l'horreur. Un peu la leur. Par la force des choses. Pas de réaction, chacun sa vie. Eux et moi. Pas de mot, juste des cris. Comme ceux qui me réveillaient la nuit.


Pourquoi se battre ? Pourquoi tout tenter ? Pour moi, c'est plié. Les timbres sont mis, déjà oblitérés. Ils ne m'abattront pas, je ne leur laisserai pas ce plaisir. Je le ferai moi-même. Sans reculer. Suis décidé. Mon cœur est noir, mon esprit encore plus foncé. Les ténèbres, les flammes, je les connais déjà. Serai pas dépaysé. Je sais que le bouc d'en bas m'attend. Je le rejoindrai bientôt. Mettre d'abord la dernière touche à mon scénario.


Il me faut... des larmes. Une touche de désespoir. Une bonne dose. Une intrigue. Mais ça je m'en charge. Un mobile ? Ma vie. La cause ? Aucune connue. Que des problèmes perso. Mes bas-fonds, elles, moi. Mes douleurs, dans toute leur splendeur. Un cri au-delà des montagnes. Une expression d'une fatalité. Sans retour à la réalité. Un basculement. Ils ne sauront rien. Ils ne comprendront pas. Ce sera terrible. Beaucoup de blessés, traumatisés. Avec juste un mort. Moi.


Il me faut... un sacrifice humain. Pour avaler les problèmes des Hommes ? Je ne crois pas. Pour oublier les miens et tirer un trait. Final. Théâtral. Solution simple et radicale. Sans partage mais sans ratage. Sans otage. Juste faire sauter le caisson devant leur yeux. Pour qu'ils ne m'oublient pas. Jamais. Leur faire payer mes erreurs. Mes douleurs. Ma vie. Je serai leur monstre, leur agresseur. Sans les avoir même touchés. Encore moins violés. A peine dérangés. Pas de pardon, désolé. Le seul soulagé, ce sera moi. En avant.


Il me faut... de l'alcool. Faire la bascule. M'anesthésier, me calmer. Déconnecter. De toute cette excitation que j'ai mise en place. Elles ne disent rien, elles ont peur. Elles attendent, horrifiées. C'est leur fin aussi, elles devraient être ravies. Mes compagnes fidèles, anges de mort et de douleurs. Leur donner une fin digne du désespoir qu'elles ont amenés. Les éliminer, de facto, les voir disparaitre et enfin m'apaiser.

Ce sera... Froidement. Méthodiquement. Médicalement. Chirurgicalement. Sans aucune place à l'erreur. Maintenant je peux perdre le contrôle. Le reste se fera tout seul. Comme un acteur. La scène sera grandiose. Et bien préparée. Sans dialogue possible. Juste agir et faire. Comme c'est écrit. Exactement. En une seule prise possible. Pas de 2ème chance. Comme la vie finalement. En prise directe. Que tout le monde soi prêt.


J'ai mis... en route. Je suis parti. Dans 5 minutes maxi, j'y suis. Le regard froid planté sous ma casquette. Le visage fermé, pâle et décidé. Le pas ferme, la trajectoire sûre. Malgré les artifices, la tête est froide. Les pensées ? Aucune, j'exécute. Une seule prise. Pas le droit de me planter. Suis stressé mais excité aussi.


Encore... 2 virages serrés. Puis ce sera l'ouverture du bal. De la scène finale. Tout est dans ma poche. Le calibre. Chargé. Je le sens, je le sais. Ca va marcher. Et faire exploser ce monde sans vie. Qui me révulse, qui me fait pitié. Y a plus de rêves dans ce merdier. C'est pas pour moi, faut que je m'arrache. Sans valise, sans rien. Juste leur laisser ce mot et un corps sans rien.


J'y suis... Ma grande place, celle du Marché. Elle est bondée. Pleine de monde. De gens qui passent, d'autres qui courent. Un temps d'arrêt. Pour savourer le spectacle. Avant de tout faire péter. Moi en premier. Mais eux aussi. Perturbé. Shooter dans cette fourmilière où il n'y a qu'une pensée. Je ne suis pas des vôtres. Ni des leurs. Je refuse tout cela. Je vous quitte. Et vous le saurez.


Quelques pas... Encore juste quelques pas. Pour arriver au centre. Toucher le but. Toucher au Graal, mon endroit final. Tirée de rideau, applaudissements. Larmes, cris, peur, douleurs. Des masses de spécialistes pour guérir. Alors qu'il ne fallait en soigner qu'un. Quelle perte de temps, quel gâchis pour eux. Quelle victoire pour moi. Le temps s'accélère. Il est temps.


Je sors le calibre... Je le tends vers ma machoire. Je n'ai rien vu, rien senti. Mais pas de clic ni de merci. Pas d'anges noirs, pas de grande lumière. Que dalle. Personne ne s'est déplacé pour m'acceuillir. Même eux je les déranges. Je ne suis rien, j'espère que les autres ont profité du spectacle. Qu'il réfléchiront en regardant leur voisin, leur collègues, leur amis, leurs enfants et compagnons. Que toujours ils se poseront la question. Qu'aurais je pu faire pour lui. Simplement.



Ensuite c'est le trou noir... Ils se sont jetté sur moi. Plaqué au sol. Maitrisé. Embarqué. Piqué aussi. Plus de mémoire. Je ne suis pas mort. C'est tout ce que je sais. Je me suis réveillé plus tard. Mais trop tard. Trop tôt pour moi qui ne voulais plus jamais de réveil. Je ne suis mort que dans ma tête, le reste est le même. Même prison de chair. Évasion échouée. Pas de clap de fin. Juste un moment encore pour rien.



Je n'ai pas eu... même pas 5 lignes. Ca n'a même pas fait la une. On n'en a pas parlé, personne ne sait. Moi si. Et elle aussi. Aucun noms. Même un chat crevé, on donnerai son nom. Mais pour moi, même pas. J'ai échoué. Rien. Il ne s'est finalement rien passé. Une anecdote, un entre-filet. Un fait divers. Pour eux. Alors je me tais maintenant.


Ils m'ont eu. Ils m'ont pris. Ils vont s'occuper de moi. M'interner. Me soigner. Ma tête. Mes idées, mon passé. Me faire rentrer dans le moule. Me faire avouer. Me condamner. Déséquilibré. Atteint du psyché. Ils ne voudront plus que je sorte. Trop dangereux. Pour eux. Me couper des gens qu'il faut préserver. Pour que ça continue. Comme avant. Me mettre à l'abri. Que je m'habitue au cercueil. A la folie des hommes. Tout ça pour une balle. Même pas tirée. "

27.5.10

Choisir la vie - Trainspotting (modifié)

Une introduction culte d'un film qui a été une de mes références en termes de choix de vie, la drogue en moins. Ce monologue en voix "off" démarre le film en exposant clairement comment ces jeunes là voyait la vie... J'étais l'un d'eux :-)
 
"
Choisir la vie, 
Choisir un boulot, 
Choisir une carrière, 
Choisir une famille, 
Choisir une putain de télé à la con, 
Choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques. 
Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle.
Choisir les prêts à taux fixes, 
Choisir son petit pavillon, 
Choisir ses amis, 
Choisir son survet' et le sac qui va avec. 
Choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, 
Choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie, 
Choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de MacDo. 
Choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais
Choisir son avenir
Choisir la vie.
 
Pourquoi je ferai une chose pareille ? 
J'ai choisi de ne pas choisir la vie
J'ai choisi autre chose... 
Les raisons... ? 
Y' a pas de raison. 
On a pas besoin de raison quand est schyzophrène...
"
Mark Renton - Ewan Mc Gregor
Dialogue de Danny Boyle
Transpotting

Mon amie la rose...

Une rose de vie
Une rose de vents,
Qui passe comme une envie
Fragile et frêle face au temps

Rose de passion
Rose de raison
Fleur de l'amour
Et de la déraison

Tu ne vis qu'un temps si court
Mais tu embellit l'amour
Le symbolise parfois si fort
Qu'on le croit plus fort que la mort

Tu es éphémère, tu ne dure pas
Et comme la passion face au temps
Tu ne peux rien faire contre ça
Que te faner et t'éteindre bien avant...

Avant d'avoir grandit, poussée, mûrie,
Avant d'avoir connu la force et l'éclat
De la solidité que tu ne connaîtra pas
Tu dois un jour t'éteindre et passer de vie à trépas

Symbole absolu de beauté
Tu es aussi celui de la fragilité
Tu es comme l'amour passionné
Beau, ardent mais de courte durée

Tes épines nous rappelle aussi le danger :
Celui de l'amour/aveugle par sa grande intensité, sa beauté
De l'amour/passion par sa trop grande fragilité
De l'amour/fusion par sa vie sans liberté

Tu éclos, tu brilles de tous éclats
Tu vis et l'on ne voit plus que toi
Puis viens la fin, tu t'éteins pas à pas
Ensuite, tu te faneras et tu disparaitras

La vie connait bien des roses
Elle nous en offre quelques fois
A nous de faire attention et n'oubliez pas
Que sans terre ni racine, elles ne dureront pas...

26.5.10

Hommage à la Sombre Dame

Elle revient tous les soirs, inlassablement,
Me visiter au bon moment
C'est elle qui décide le pourquoi, le comment
Et arrive tout simplement.

Tout de noir vétue, elle s'installe
S'insinue, dans des drapées sombres.
Une fois qu'elle est là, dans la pénombre
C'est à la fois la fin et le début qui se mêlent.

Elle fait parfois peur aux plus petits
Elle est silencieuse et ne mot dit.
Elle accompagne les grands
Jusqu'au moment où ils sont endormi.

Elle apporte le calme, le silence
Et bien cachée sous certaines apparences
Elle est aussi fidèle que sa compagne la mort
Incontournable, liée au sort.



Elle termine bien des choses,
Sépare et lie bien des corps
Ceux des amants, ceux des malentendus
Ceux des disputes et disparu.

Elle n'aime pas la lumière ni le bruit
Elle peut être blanche si on la fuit
Elle accompagne tous ces oiseaux
En leurs amenant parfois excès, parfois cadeaux



On peut la préférer à son ennemie de lumière
On peut y voir un défi solitaire
Un moment de joie intense mais éphémère
Ou un passage parfois doux, parfois amer.

Peut importe où l'on se trouve chaque jour
Elle nous retrouve toujours.
Impossible de la fuir car un beau jour
Elle sera là, elle te croisera et sans détour



Reviendront tes angoisses, tes peurs d'enfant
Elle ramènera aussi de très vieux sentiments
Tes vieux repères que l'adulte n'entend
Qu'au moment où s'éteigneront les lumières d'antan.

Elle a été ma compagne, tout comme la tienne
Elle m'a bercé, conduit à bien des extrêmes
Bien impuissante face à mes douleurs
Elle les renforça pendant ces longues heures



Aujourd'hui que les voix se sont éteintes
Que je ne suis plus sous leur étreinte
Je la vois beaucoup mieux ici
Celle que l'on appelle simplement 'La nuit'

14.5.10

Suréalisme ou réalité différée

A toi, que je ne vois pas

Tel un accident, je te ressens
Une anomalie, un être absent
Une présence là, dans mon sang
Un personnage sans visage et pourtant...

Tu remplis ma tête
Tu la squatte
Tu t'en sers
Tel un microbe, tel un ver

Tu ne peux me toucher
Mais tu peux me maltraiter
Tu ne peux me blesser
Mais tu pourrai m'y pousser

Que je te déteste !
Je n'ai pas même de mots
Si tu était réel
Je crois que tu serai mort

Étranglé par mes mains
Éventré, mutilé par mes soins
Sans répits, sans relâche
Il en faudrait du temps avant que je ne te lache

Toi qui ne parle que de douleur
Toi qui ne parle que de malheur
Toi qui me parle sans arret
Te faire taire pour avoir la paix

La paix de mon esprit
Celle de mon ame
Celle de mon corps
Et pouvoir enfin vivre loin des larmes

Tu ne peux vivre sans moi
Si je disparais, toi aussi tu ne vivra
Tu est le fruit d'un mécanisme
Tel un parasite, tu m'épuise

Fruit de l'angoisse et de la peur
Personnifiant mes doutes et mes douleurs
Tel un démon rôdant à toute heure
Te nourrissant de mes sombres couleurs

Tu es là, quelque part en moi
Je le sens bien quand tu va venir vers moi
Pour m'agresser, me faire tomber
Me faire douter et me détruire.

Je t'arrêterai, j'en suis sûr
Tu ne me volera pas ma vie
Tu as bati bien des murs
Mais je les détruirai, pour te survivre

Je me battrai encore longtemps si il le faut,
Pour venir à bout de toi et de tes mots
Pour grandir enfin et pouvoir vivre
Avec les autres, sans toi, libre

Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir
Même si ils ne sont pas grand face à cet illusoir
Ton irréalité me fait parfois perdre tout espoir
Mais je lutterai tant que tu sera sous mon pouvoir

Car tu crois avoir la main forte
Et la position pour m'abattre
Mais tu viens de moi
Ne l'oublies jamais ça...

6.5.10

Dans l'obscurité de ma tête, il y a...

Dans ma tête, il y a une partie sombre
Où la lumière n'a pas sa place, où elle n'ose même pas percer.
Ni même la joie, ni le bonheur, tout est noir et vidé.
Un endroit qui doit rester fermé et caché mais dont s'échappent parfois des cris.

Dans cette zone étrange, il y a l'enfant
Perdu, muet, seul, abandonné.
Qui reste là, en attendant des réponses
Qui attend que la lumière vienne
Il est assis mais personne ne viendra pour lui
Alors il attend que ça s'arrête, qu'on l'appelle.
Qu'on s'occupe de lui, qu'on le prenne dans ses bras.
Qu'on lui explique pourquoi il est là et à quoi il sert.

Dans cet endroit, il y a aussi ces gens
Des gens qui parlent, qui commentent, qui me parle
Qui me font tourner la tête pour me faire croire à l'ignoble
Qui me rappellent mes fautes, mes erreurs, mes maladresses, mes blessures
Qui me questionnent sans cesse, me font douter, me culpabilise
Ils me vident de tout espoir, aussi mince soit-il, de tout élan, de toute vie
Jamais, je ne verrai leur visage mais toujours je les entends
Jusqu'à ce que je n'en puisse plus de ces cris et de ces hurlements.

Dans ce noir absolut, il y a une maison
Une maison vide, sans meuble ni décoration
J'y ère mais il n'y a que ces mots aux murs
En lettre de sang, toutes ces questions sont écrites, presque funestes
Personne ne saura jamais les réponses et pourtant
Elles me ramènent toujours au même point, celui de la solitude et du vide
Face à la vie, face à la mort et face à la perte de toute envie
Je voudrai la voir détruite si souvent, ravagée par les flammes

Dans cette nuit glacée, il y a ces regards
Ces hommes et ces femmes aux visages pâles, cadavériques
Qui se rapprochent, qui m'encerclent, qui m'oppressent
Ils ne disent rien, ils me regardent seulement, de toute leur pâleur
Faisant peser sur moi tout ce poids de la vie
Immisçant le doute, le reproche du non dit, du silence coupable
Toujours plus proches, toujours plus nombreux, toujours plus pressants
Ils me font peurs, ils me transpercent de leur regards sans vie

Dans ce monde sans joie, il y a ces morts
Ceux qui me manquent, ceux que j'aurai tant voulu connaitre
Ceux de qui j'aurai appris et qui ferait qu'aujourd'hui
Je me sentirai moins seul et plus fort face à la vie
Ces gens qui ont peuplé puis quitté ce monde, mon petit monde
Au point de le vider, de me faire croire que je serai le dernier
A passer de l'autre côté du miroir, à rester
Mais que d'ici là, je ne saurai les oublier.

Dans ce zoo immonde, il y a mes monstres,
La peur, l'angoisse, la culpabilité
L'échec réel ou inventé, l'incapacité à être moi même, heureux
L'impuissance et l'absence de repères
Le manque de croyance, le manque de confiance, le manque de désir
Ces monstres qui mangent la vie et la force à la racine
Ceux que l'ont ne peut toujours contenir
Et qui me rendent la vie impossible

Et puis il y cette femme, cette absente,
Ces images de violence, de perversion,
D'humiliation et de mort, de torture et de douleur,
Toutes ces choses qui se mêlent, s'entrechoquent
Et qui me font des fois perdre tout espoir
De pouvoir être heureux et juste bien
Dans ce corps que je n'aime pas et dans cet esprit si noir
Où règne plus souvent l'horreur et la peur que l'espoir.

29.4.10

L'angoisse

La journée se termine, elle a été chargée
Beaucoup d'occupations, pas des masses de liberté.
Pas beaucoup de temps pour souffler
Mais pas non plus pour penser.

Je viens à peine de me poser
Que déjà, je sens ta présence
Sans bruit, presque en silence
Tu t'es glissée ici, sans que je n'ai rien demandé.

Je suis pourtant seul car tu n'es pas visible.
Tu es comme le vent, presque indicible.
Tu n'es jamais très loin, telle une ombre,
Tu me poursuit partout jusqu'à ce que je tombe.

Je n'avais pas envie de t'inviter mais
Tu te fais proche, je ne peux t'ignorer.
Tu me pousse à te voir, à te regarder.
Même si je ne veux pas, tu va rester.

Tu va entré dans mon esprit,
Au détour d'un silence ou d'un bruit.
Tu va t'y installer et lentement t'immiscer
Dans cette partie sombre que je préfère ignorer.

Les souvenirs de cette journée
Tu va les défaire, les emmêler.
Tu va les mettre ensemble pour me dérouter
Pour finalement me faire peur, me faire douter.

Tel un lion en cage, je tourne en rond.
J'essaie de me calmer mais dans le fond,
Je sais très bien que j'ai perdu
Et que sans le savoir, je suis vaincu.

J'ai la boule au ventre, les dents serrées,
Tout mon esprit n'est que nervosité.
J'ai beau te fuir et te combattre,
La partie est jouée, tu va m'abattre.


Tu ira chercher loin ce qui fait mal
Pour me mettre hors de moi au final.
Me retourner loin de mes envies
Pour me broyer, me vider de toute vie.

Les larmes ne serviraient à rien,
Les idées noires tel du venin
Parcourent mon esprit et mes pensées
Emportant le plaisir pour le noyer.

Dans un torrent de peurs,
Tu va me faire plonger.
Dans une rivière de larmes,
Tu va finir par m'achever.

Je n'arrive pas à me défaire de toi
Tu reviens inlassablement dans ces moments là.
Ceux où je voudrai tant me reposer et me distraire,
Tu me détruit sans que je saches quoi faire.

T'éviter, t'ignorer, te répondre ?
Te faire face, te raisonner, te faire fondre ?
Tu ne connais pas la logique ni le sens
Tu frappe là où j'ai mal, mes émotions et mes sens.

Toi, tu es l'angoisse de l'être seul sur la route,
L'angoisse de celui qui fuit et qui doute
L'angoisse de la vie, de la mort
L'angoisse de la douleur et du sort.

La peur de l'oubli, de l'abandon,
La peur de la perte mais aussi du pardon,
La crainte du choix, celle de la décision,
De la culpabilité, l'angoisse de vivre sans raison.

J'ai tenté en vain de te faire face,
Mais je n'en ai plus la force, tu es tenace,
Je voudrai tant que tu m'oublies
Et qu'enfin, tu me laisse vivre ma vie.

Reste dans l'ombre, laisse mon passé,
Ne touche pas à ceux que j'aime ou que j'ai aimé,
Ne les abimes pas, même dans mes souvenirs.
Laisse les tranquilles pour finir.

Tu n'as pas de prise sur ce qui ne m'est pas encore arrivé,
Même si tu voudrai me voir craquer,
Tu m'as déjà tellement influencé,
Tel un pantin, manipulé.

Tu uses de mes faiblesses, de ma fragilité,
Tu prends ce qui est noir ou bien raté,
Tu ressasses les problèmes pour les ruminer,
Tu joue sur la douleur, la tristesse pour m'humilier.

Un jour, tu finira par m'avoir,
Par me gâcher tous mes espoirs,
Par me rendre las, fatigué de vivre,
Pour un irréparable triste mais libre.

J'ai presque tout perdu,
Pourquoi t'acharnes tu ?
A chaque fois je me relève,
Un peu plus fatigué et amer.

Tu es en moi, nous sommes lié.
Je suis la source, celui qui te nourrit.
Tu es la partie sombre, celle qui détruit.
Je veux vivre et ne plus céder.

Alors, Angoisse, oublies-moi,
Par pitié.

19.4.10

Cauchemards, angoisses, etc....

Si l'un d'entre vous se sent l'âme d'un psychiatre ou "explicateur de cauchemards", il pourrait me les expliquer car ces images là, même retouchées, je les ai déjà vues dans mes mauvaises nuits. Elles expriment bien ce qu'est l'angoisse et le cauchemard, je trouve. Âme sensible s'abstenir... ou pas lol

24.3.10

Regarde bien si tu veux me voir

Tu me regardes et tu te demandes peut-être qui je suis.
Tu vois mon apparence, mon physique, mes vêtements, mon "profil" comme on dit actuellement.
Tu me juges déjà, rien qu'au premier regard, à la première lecture.
Tu crois me connaitre alors que, de moi, tu ne sais finalement pas grand chose.

Ici, tu lis mes mots, qui sont les même que les tiens,
Tu comprends ce que je te dis et peut-être que cela t'intéresse.
Tu remarques peut-être un détail au détour d'une ligne, d'une virgule, d'un mot qui manque.
Ton enquête ce poursuis, tu crois tenir la bonne piste pour me percer à jour.

Petit à petit, tu va te croire proche de moi par ce que nous avons en commun.
Tu va trouver un truc marrant, une image que tu as déjà vue, un truc qui t'es familier.
Et tu va juger ma personnalité en fonction de la tienne, de ton passé, de tes expériences, de ta vie.
Alors que nous sommes dans 2 bulles séparées, ne l'oublie jamais.

Tu va avoir ta propre lecture de ce que je te propose, que je te livre,
Tu ne saisira peut-être pas le double sens, le sens caché, "mon" sens,
Tu passeras peut-être à côté d'une chose sans importance,
Tu n'es pas dans ma tête, tu n'as pas eu ma vie au jour le jour ni moi la tienne.

Dans les photos, tu vois des paysages de mon monde, leur habitants,
Tu crois bien entendu en connaître car tu les as déjà vu sur d'autres photos avant,
Tu te demandes peut-être ce qu'ils font là, ou bien cela te semble bien égal finalement.
Tu te dis que c'est bien, ou que tu trouves ça moche, tu as un avis même si tu t'en fout.

Mais tu regardes et quelque part tu cherches.
Saches que chaque chose qui se retrouve ici à un sens pour moi, rien n'est "gratuit".
Ce monde n'est pas ton monde et je ne te juge pas.
Si nos 2 mondes ont des horizons communs, tant mieux, nous nous sentirons plus proche.

Mais gardes à l'esprit que ce monde-ci est le mien,
Et que je ferai tout pour le conserver car il m'appartient.
C'est peut-être la seule chose que je possède,
Alors ne juge pas ce que tu ne connais pas.

Dis toi que je ne te montre que ce que je ne veux bien te montrer,
Que tu n'aura sans doute pas le même point de vue sur ces choses que moi même si elles nous sont proches,
Que qui que nous soyons, nous serons toujours différent
Et que c'est là dedans que tu trouveras peut-être ce que tu cherches.

Et si finalement pour toi, il ne sert à rien,
Si tu ne te retrouve pas la dedans, tant pis.
Alors ne me juge pas surtout,
Garde le silence et passe ton chemin

Merci.

23.3.10

Pardonne moi

Excuse bonhomme
Je ne t'ai pas écouté
Je ne t'ai pas entendu
Alors que pourtant j'aurai du

Excuse moi d'abord
D'avoir oublier que tu étais là,
Que tu n'étais pas prêt à ça
Que tout cela n'était pas pour toi

Excuse moi d'avoir voulu tout voir, tout savoir
Pour satisfaire une curiosité
Qui n'était pas la tienne
Et de t'avoir négligé pendant tant d'années

Excuse moi de ne pas avoir su te protéger
De la folie des hommes et de leurs plaisirs viciés
D'avoir fait de ton monde magique
Un enfer noir et maléfique

J'aurai du me réfugier auprès de toi,
Dans ce monde d'innocence et de magie
Fais de belles choses et loin des tragédies
Bien au chaud, bien loin de tout ça.

J'ai été voir dans les tréfonds,
J'ai regardé en face les perversions
Croyant qu'elles me guériraient
Et où je t'ai laissé seul et muet

Je n'ai pas réussi à te mettre à l'abri
Toi qui, sans repère, devait grandir ici
Vers ce monde des adultes, des grands
Et où je t'ai abandonné sans explication ni sans gant

Tout comme toi j'ai errer
Sans but, sans rien à chercher
Juste pour satisfaire une question
"Pourquoi" mais sans raison

Tu as vu ces choses, tu les as prises
Que tu le veilles ou non, tu les as fait tienne
Dans ton monde où elles n'avaient pas leur place
Et tu y as crues, te formant malgré toi.

Je ne peux te les enlever
Elles sont là, en toi
Et le mal est fait
Par ma faute seul, pardonne moi

Tu n'y es pour rien
Tu ne pouvais rien faire
Je suis le seul coupable a ton enfer
Et je ne peux que m'excuser, faute de te faire du bien

Il faudra que tu vives avec
Même si tu ne l'as pas voulu
Que tu les intègres dans cet univers
Où l'innocence est désormais perdue

J'ai juste voulu être curieux
Juste voulu savoir, comprendre ce monde de vieux
Etre plus grand que ce que je n'étais
Pas préparé pour ce que je voyais

Je voulais juste faire comme eux
Etre aussi fort, aussi heureux
Je me suis perdu en cherchant mieux
Et je t'ai laissé là, perdu et malheureux

Pardonne moi de t'avoir fait ça
J'ignorai que ça te changerai, que ça te tuerai
Je ne le savais pas, je ne m'y attendais pas
Et crois moi, je souffre autant que toi

Que tu ne sois aujourd'hui
Plus vraiment toi...

NOTE IMPORTANTE : ce texte n'a pas été écrit dans le but de me déculpabiliser en pensant que le narrateur était mon père et ainsi avoir "son pardon". Ce n'est absolument pas lui qui parle, mais bien moi... Enfin, une partie de moi. A vous de trouver à qui il est adressé. Merci

23.12.09

Joyeux Noël


Avec un peu d'avance, je tiens à vous souhaiter un
JOYEUX NOEL à tous.
Qu'il permette à ceux qui se sont éloigné de se retrouver,
à ceux qui se sont battu, disputé ou froissé de se réconcilier ou demandé pardon,
à ceux qui se sont perdu de retrouver leur chemin,
à ceux qui n'y croient plus de retrouver l'espoir,
à ceux qui sont malades d'oublier un instant leur souffrance,
à ceux qui sont seuls de trouver un peu de chaleur et quelqu'un à qui parler,
à ceux qui ont vécu le pire de croire à nouveau à l'avenir.
C'est peut-être utopique mais c'est tout ce que je peux vous souhaiter.
Et si pour vous, tout va pour le mieux,
rien ne vous empêche de fêter Noël en pensant un instant à eux,
il y en a certainement quelqu'un dans ce cas près de vous,
qui a peut-être besoin de vous.